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  • Auteur de la discussion Lt-Marion-Cobretti
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viciouus

Grand Maître
#1 581
Dear white people

Voilà donc une mise à jour de la question des droits civiques vu...par la bourgeoisie blanche et noire. Ce pauvre film accumule les clichés du cinéma indépendant. Emprunt clippesque, bavardage fumeux, fond libéral avec un rendu standardisé, mais sans saveur. La démonstration est laborieuse, le propre du scénar intello qui intellectualise le problème à un point ridicule. Beaucoup trop de choses sonnent faux finalement, de l'intrigue sentimentale à la guerre froide interraciale.
Evidemment, je ne suis pas Américain et il est trés possible qu'il faut être américain pour comprendre le fond du problème et de ce film. Mais ce que je vois là c'est un point de vue exclusivement bourgeois, les riches noirs se tirent le chignon avec les riches blancs. La misère y est toute relative, résumé à un combat de coq et d'égo.

On en revient à regretter les films "ghettos" des années 90 (boy's n hood, menace 2 society) malgré leur scénar taillé au bulldozer ou sinon l'excellent eight mile pour voir la middle class noire et blanche et noire.

Dans dear white people, je me retrouve face à un monde qui ne me concerne pas vraiment, je crois que ça ne ravira certainement que l'étudiant démocrate de bonne famille.

Child 44 avec tom hardy, vincent cassel, nomi rapace, gary oldman...

Petit casting de diva dans ce film plutôt discret. Le pitch lâche trés vite le ton "Moscou. Hiver 1952." je m'attends à du sombre et du lourd, mais au bout de 20 min, ce film m'entraîne dans un faux rythme.
Pourtant, l'interprétation de Tom Hardy y est excellente même si la sauce avec Rapace ne tient pas toute ses promesses.

On s'emmêle dans un yoyo scénaristique assez inutile avec un environnement plat qui ne dresse pas le portrait de la société soviétique stalinienne. C'est terriblement plat et l'enquête ne contient que peu de passions. Le fond se débat dans cette mayonnaise sur la fin, et tout tombe à plat malgré l'intérêt du propos.

Finalement, c'est un IMMENSE sentiment de gâchis qui se dégage de ce film, il y avait pourtant pendant ce film des codes du polar qui pouvaient être à la mesure de ces acteurs, mais malgré tout les efforts mise en oeuvre par Hardy, le tout laissera que peu de souvenirs, voir aucun intérêt.
 

darkside07

Grand Maître
#1 582
Henri Guillemin Historien

https://www.youtube.com/watch?v=d65aVl7s6RA

Une vidéo parmi son oeuvre.
C'est un historien très intéressant, qui a traité le XIX principalement (+ la Révolution Française) en ayant sorti ses chroniques sur la TV Suisse dans les 60s et 70s.
Avec donc une certaine liberté de ton, c'est rafraichissant, il y a des dizaines d'heures de vidéos sur YT et il narre l'histoire de sorte à ce que l'absence d'images d'archives, de cartes ou d'ITW ne manque pas.
 

viciouus

Grand Maître
#1 583
L'ordre et la morale de Mathieu Kassovitz

Kassovitz est à mes yeux un des rares acteurs contemporains français a avoir une élocution remarquable doublée d'une voix assez mémorable, à l'instar de vincent cassel par exemple.

Malheureusement dérrière la caméra, Kassovitz malgré de bonnes idées, et sans être catastrophique, ne parvient pas à produire quelque chose de personnel (du moins depuis "la haine"). L'ordre et la morale, film de reconstitution qui traite un sujet dans l'ombre de la république, se perd dans une réalisation d'imitation qui manque de maîtrise et qui campe dans un ton linéaire en dépit de ses faux airs d'apocalypse now. Dans le fond, il y a ensuite un côté naïf et grossier qui tranche avec ces enjeux du bout du monde. La critique des "politiques" qui voguent plus vers un discours populiste sans saveur.

Résultat médiocre. Mais j'ai du mal à lui jeter la pierre. Il a produit quelques bons divertissements qui filent un résultat sérieux pour un réal français. Mais il arrive pas à passer le cap du rendu académique.

A force, c'est à demander, si on peut attendre mieux de Kassovitz...Il a de quoi foutre les boules. Comme Besson, il a apparemment le budget pour réaliser des films holywoodiens. Mais au final, c'est des films corrects qui atterrissent dans l'anecdotique.
 
G

Guest

Invité
#1 584
Bonsoir
Je n'ai pas votre aisance dans l'écriture, donc je serai bref.
Dans la catégorie " inclassable, bizarre et torturé " je vous recommande ces 2 films qui m'ont chacun mis une grande claque :

Slipstream de et avec Anthony Hopkins ( bande annonce faite par moi faute de mieux ) :

[video="https://www.youtube.com/watch?v=aBwI3aloha0&feature=youtu.be"][/video]

Sucker Punch

[video="https://www.youtube.com/watch?v=9ZH2vJ0Uwi4"][/video]
 

dededu72

Grand Maître
#1 585
Robocop 2014:

Bon je suis pas très doué pour les discours ^^

Un bon film d'action, des scène un peut cliché, mais bon ça reste un blockbuster, faut plaire à tout le monde.
Par contre ce que j'ai apprécié dans ce film, c'est qu'il participe au débat sur les robots.
Il ne se contente pas de dénoncer. là il propose une solution, enfin une alternative. Et si on donnait un conscience à un robot. ça c'est une bonne piste. On vois que pour finir ce n'est pas encore une bonne solution car suivant le sujet choisit ça peut être bien ou mal, la conscience pouvant prendre le pas sur le programme et inversement, le programme étant piloter par une société avec de l'argent et des contrats en jeux.

Enfin bon, je trouve qu'il n'est pas mauvais sur se thème, en plus étant en pleine lecture du cycle des robots d'Asimov ça colle pille poil. [s:p/o9s]
 

darkside07

Grand Maître
#1 586
Barton Fink des frères Coen en 1991

Avant Barton Fink, mon plus vieux Coen était Fargo, je ne me suis pas encore plongé dans leurs premières productions 80s mais après avoir vu les 3/4 de leur oeuvre 1995 2015 il me tarde d'aller à la rencontre des prémices.

Barton Fink est un film ambitieux, c'est ainsi que je le qualifierai, pas prétentieux, je ne pense pas, je ne l'ai pas trouvé allant dans ce travers.
Cette histoire initialement banale (l'auteur effrayé de la page blanche), se lit pour moi telle une métaphore d'un élitisme courtois cherchant à se faire passer pour l'ami du peuple mais dont le quotidien (une extrême solitude) et les rêves en sont éloignés.
La distribution est magnifique et le dernier quart d'heure complètement métaphorique, plus rien n'est réel et l'onirisme traduit par le traitement de l'image et de la mise en scène qui en découle nous laisse devant un grand mystère.
 

viciouus

Grand Maître
#1 587
Seul sur Mars de Ridley scott

Sur un air de propagande triomphant, la Nasa déroule un véritable tour de force cinématographique quasi-irréprochable. Sur un ton didactique, très humoristique et visuellement immersif, Ridley Scott réussit à effacer les grosses ficelles de la caricature qui parsèment son film. Je ne ferai pas vraiment d'analyse sur le volet propagande du film, il suffit d'y faire un peu attention et ce n'est de toute façon pas le propos. Mais avouons que pour une fois, on peut être indulgent car ce film a au moins le mérite de refaire plongée l'humanité dans le rêve spatial. Et cette fois ci au contraire d'un interstellar métaphysique, "seul sur mars" a l'argument plus ou moins sérieux du réalisme, jusqu'à ce qu'on puisse penser : pourquoi pas ? qu'est ce qu'on attends pour aller sur Mars ? alors évidemment, beauuuuucoup de facilités dans ce film. Mais l'esprit est là : un pour tous, tous pour un, héroïsme, pour chaque problème, une solution....etc
Ce film est sans aucun doute, un de ces films qui va marquer les films de conquête spatial, et c'est avec pas mal de mérite.

Prisoners de Denis Villeneuve

Il me tarde de connaître la filmo de ce réalisateur. On a rarement vu le thriller occidental atteindre un tel niveau d'intensité jusqu'à révéler le bankable Hugh Jackman au génie, la chose étant par ailleurs, qu'il est typiquement américain dans tout ces aspects. Un thriller qui remplit les codes du Polar tout en délivrant un cinglant portrait de l’Amérique jusqu'au boutiste, c'est en effet rare et il faudrait remonter à quelques vieux slashers pour allier critique de fond et critique formelle. Encore plus rare est le fait ensuite de tenir en haleine pendant 2h33, en alternant neige, pluie, alcool, sang, boue...
En bref, un excellent Thriller a caser dans les perles du thriller américain, je ne vois que peu de thrillers occidentaux atteindre un tel niveau. Foncez !
 

Chaugnar Foune

Grand Maître
#1 588
DOPE:excellent

PIXEL:excellent

Les 4 fantastiques (l'origine): Pas mal pas mal

Mission impossible: pas mal quand on est malade à 39 de fièvre, sinon bof parce que faut pas pousser.

Agents très spécieux code UNCLE : Excellentissime

Pfoulala cette rédaction m'a tuée.

Bisous les monstres.
 

viciouus

Grand Maître
#1 589
Un français de Diastème

Une grosse démonstration sociale mais quelques trop grosses ficelles cinématographique. En regardant le titre, j'ai pendant longtemps flairé le film gauchiste qui allait énoncer une leçon de morale sur 2 heures et finalement je suis agréablement surpris par la profondeur du portrait sociale qui rapproche finalement "un français" de la "haine" de Kassovitz. 2 portraits sur 2 misères sociales distincts mais pourtant si proche.

"Un français" révèle quelque chose d'extrêmement rare dans le cinéma français : la thématique sociale. Et ici on a le cocktail des résidus de prolétariat blanche réac' qui reste ou plutôt restait en région parisienne. L'itinéraire poignant d'un skinhead des années 80 à de nos jours d'un réalisme social trés bien réussis selon moi.

Le seul reproche est au niveau de la surenchère de la mise en scène; non pas forcément sur le côté "réaliste" mais sur des facilités et des scènes parfois grossières. Par contre, la chose maîtrisée avec beaucoup de talent est la division en 2 parties de ce film entre la jeunesse et la "suite" avec une prestation vraiment remarquable des acteurs.

Cela étant, c'est finalement, selon moi un excellent film de la thématique skinhead, si ce n'est le meilleur que j'ai vu jusque là. En tout cas plus réalistes et plus fin que "This is England", "Romper Stomper", "made in britain"...etc

Excellent taff de Diastéme et c'est bien dommage qu'il ait été interdit et bridé pour sa sortie en salle. Il est certains que le choix du titre a été fatale, c'est assez dramatique vu l'intelligence de ce film.

Sinon, salut au fragile de passage.
 

Chaugnar Foune

Grand Maître
#1 590
+1 pour un français, maté vendredi.

Je rajoute juste, j'ai adoré cette morale "non dite" à la fin du film, en gros ça donne pas vraiment envie de devenir un skinhead, bien qu'au début du film c'est la fête à neuneu toussa, on le devine aisément quand il se retrouve tout seul à "boire sa soupe", même si le gars s'est amélioré avec le temps... On sent vraiment que les erreurs du passé ont bousillé sa vie, un peu à la manière de Trainspotting ou encore requiem for a dream par lesquels je me suis senti dégouté de l'héroïne sans même y gouter. T'vois quoi ? Je trouve que le film joue bien son rôle.

Bisous vicieuse

 

viciouus

Grand Maître
#1 591
Pour des raisons persos (j'ai connu des skins de loin), je l'ai trouvé bien réaliste ce film.

J'y vois l'ingratitude de la société à l'égard d'un mec qui provient de la misère sociale et qui reste dans la misère sociale en dépit de sa rédemption indéniable. Il aurait pu très bien rester skinhead, avoir un poste dans une mairie FN, lâcher les bombers pour le costume et s'en mettre plein les poches tout en engrossant sa blonde. Sauf qu'il a choisi un autre chemin et que tout le monde en a rien à foutre. Le pire dans tout ça c'est que le personnage est d'une sacrée dignité. À aucun moment il nous casse les couilles avec des discours moralistes, il la ferme et fait ce qu'il peut pour racheter ses anciennes bouffées de haine. Franchement plus que le côté skin, c'est l'aigreur des restes du prolétariat blanc parisiens qui m'a intéressé. Le mec vit dans un HLM avec un père alcolo, cancéreux et une mère qui meurt sans personnes à son enterrement. Ses potes crèvent de maladies, de folies, de meurtre...plus blasant tu meurs. Mais à la fin pas d'associations ou de collectifs de banlieue pour soutenir sa cause : il est seul. Dans son HLM.

Une chose qui m'a assez marqué aussi et c'est à se demander le bord du réalisateur même si apparemment en interview il est clairement d'extrême-gauche. Je m'attendais à plus de clichés et de ratonnades de noir/reubeu. Or à part des bavures en référence au black et à l'arabe noyée dans les quais, y a pas grand chose. Preuve de maîtrise d'un Réal qui se laisse pas déborder par l'idéologie. Des films comme ça on en redemande, mais les mous du bulbe s'arrangent toujours pour les faire interdire, j'espère que le web donnera raison à ce film
 

Chaugnar Foune

Grand Maître
#1 592
Je ne comprends vraiment pas pourquoi il a été interdit en salle :/ Je viens de lire quelques articles de l'époque pour comprendre, mais non.

Que des frileux ...
 

darkside07

Grand Maître
#1 593
Au service de la France (2015)

C'est une série actuellement diffusée sur ARTE.

J'ai raté les 4 premiers épisodes (il y en a 12, chaque EP dure 22min)

Les EP 5 à 8 sont en replay sur le site d'ARTE cette semaine et diffusion des autres next week.

C'est une série qui se tient dans la France de 1960 et qui film le quotidien d'un jeune qui vient d'entrer dans les services secrets français, en plein contexte de décolonisation et de guerre froide.
C'est avant tout une comédie, au rythme élevé, plutôt drôle, pas forcément d'excellents acteurs mais de très bons décors et une photo à la hauteur.

ça se regarde tranquillement, c'est pas mal, on sent que c'est un essai (je ne pense pas à une saison 2), mais un essai très recommandable.

Sinon j'étais passé à côté d'Un Français, mais je vais peut être me le faire prochainement à la vue de votre enthousiasme !
 

darkside07

Grand Maître
#1 594
Will Hunting (1997) par Gus Van Sant, avec Matt Damon, Ben Affleck, Robin Williams...

Je ne pense pas me tromper en écrivant que c'est le film le plus "populaire" de la longue et plutôt fastueuse filmographie de notre cher GVS.
Pour autant à aucun moment je ne me suis senti dans un GVS, il est comme dépossédé de ce film, ce n'est pas Eléphant, Paranoid Park, Last Days...

Non c'est un film qui est avant-tout divertissant, pour moi, Will Hunting est à la filmographie de GVS ce qu'est "Une Histoire Vraie" à la filmographie de Lynch.

L'interprétation dans ce film est exceptionnelle, on y croit, on a un excellent casting qui répond présent et fait le job.
Le reste, que ce soit la photo, le montage et surtout l'histoire, sont d'une certaine façon d'une grande banalité.

C'est regrettable car le scénario de départ offre un bon matériau, tout le reste derrière m'a semblé plutôt prévisible jusqu'à cette fin qui a fini de m'assommer.
Alors Will Hunting reste un bon film, mais au final il lui manque quelque chose pour être réellement un grand film, il se regarde tranquillement, une bonne idée que de mater cela en couple un dimanche soir d'automne.

Je tenais à la voir car c'est vrai que Robin est grand dans son interprétation.
 

darkside07

Grand Maître
#1 595
L'Apollonide : Souvenirs de la maison close par Bertrand Bonello (2011)

Un film qui n'a pour scénario qu'une feuille de papier, en format A5, mais qui trouve son intérêt ailleurs. C'est avant-tout un essai reconstitutif de 2 heures sur la vie d'un bordel de luxe du Paris de la Belle Époque.
Filmé avec une certaine mélancolie, les très belles actrices ne sont pour autant pas spécialement sensuelles. Les scènes de baises étant réduire au service minimum et montrant surtout l'absurdité de ces rapports.

Le film est relativement lent, les costumes et les décors sont vraiment très intéressants, mais cela s'arrête là.
C'est ce qui est dommage, car de fait, c'est un film assez chiant.

Reste ce petit pied de nez conclusif, qui m'a bien fait marrer, le message est passé.

Après deux heures entre 1899 et 1900 dans ce bordel de luxe "maternaliste", on retrouve quelques images tournées au 21ème siècle de Paris où des prostituées attendent des clients au bord d'une quatre voie dans un endroit autrement plus sinistre que la magnifique maison filmée pendant les 120 minutes précédentes.
 

viciouus

Grand Maître
#1 596
Strictly Criminal

Si vous voulez voir un Johnny Depp c'est le moment et pour ça je m'incline. Il faut avoir un indéniable et sacré talent pour passer du registre presque auto-caricatural dans lequel il nous habituaient ces derniers temps pour cette performance scénique. La chose étant de surcroît qu'il est accompagné d'une équipe qui tient la route en dépit d'un joel edgerton que j'ai trouvé légèrement surfait. En réalité, c'est surtout le casting qui fait ce film. Parfois c'est la réal qui tient la baraque ou le scénar". Cette fois-ci j'ai l'impression que les acteurs ont porté ce film d'une main ferme. Du côté de la réalisation, c'est en effet tenu sur un découpage classique, sans audace particulière. Donc, au delà d'un personnage réel qui tient déjà en haleine, il faut retenir ce film pour la perf' de Depp qui j'espère, s'éloignera des merdes holywoodienes qui ont failli l'aspirer.

D'ailleurs en parlant d'un acteur "connu"...

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19557738&cfilm=182266.html

Si ce mec se débrouille pas pour chopper un petit prix avec un avant-goût aussi décapant, je ne sais pas ce qu'il faudra de plus
 

darkside07

Grand Maître
#1 597
Les huit salopards par Quentin Tarantino

Que dire de Tarantino sinon que selon moi, c'est le type qui propose les films les plus divertissants (avec Scorsese) depuis maintenant plus de 20 ans ?
Alors forcément, comme lorsque je déballais avec une immense excitation l'emballage d'un JV de a Xbox au début des années 2000, aller voir le dernier Tarantino au ciné donne une montée en pression exceptionnelle !

Et cette montée, on ne la perd pas dès l'instant où le générique signé Morricone nous transporte loin, très loin au coeur du Cinéma.

Le film commence par une longue épopée introductive présentant nos héros, avant que le coeur du sujet se déroule au coeur d'un relais (ancêtre des motels) dans le terrible blizzard du Wyoming.

Et si ce huit clos est excellemment interprété, il manque de rebondissements, j'ai trouvé le temps parfois quelque peu long avant que, comme souvent, Tarantino décide d'en découvre et nous propose une version gentiment gore d'une tentative désespérée.

In fine, même si on passe, en tant que fan, un bon moment, j'ai été un peu déçu de ce film à mon sens un peu caricatural de l'oeuvre de Tarantino, bien en deçà d'un Django, mais c'est peut être aussi moi qui ne sait pas apprécier un bon Western !

Pauline s'arrache par Emilie Brisavoine

Et nous voilà face à un documentaire, au cinéma. Exclusivement composé de vidéos amateurs de qualité très moyenne.
A mi chemin entre un épisode de striptease et un teen movie (soft) que n'aurait pas complètement reniés nos amis Araki ou Clark.

C'est la vie de Pauline, de ses 15 à 17 ans, jeune fille parisienne, quasi unique car ses demi frères et soeurs ont quitté le foyer parental.
Ses parents sont atypiques, son père est jeune, éfféminé et se travesti fréquemment. Sa mère à 8 ans de plus, a une "tronche", une voix qui porte et semble rongée par la vie.

Au fur et à mesure, on en apprends de bonnes sur ses parents qui ont eu des parcours de jeunesse chaotiques, Pauline, elle, essai de ressembler à quelqu'un d'une banale normalité.

Plutôt intéressant, plutôt sympa, ça ne révolutionne rien mais j'ai passé un beau/bon moment avec cette jeune Pauline...

 

darkside07

Grand Maître
#1 598
Stritcly criminal par Scott Cooper

C'est un film de gangster (tiré d'une histoire vraie) tout à fait moyen, il est vrai que Johnny Depp est bon (cf le post ci-dessus de Viciouus), il ne faut pas faire injure par ailleurs à la prestation de Joel Edgerton, très bon par ailleurs.
Mais avec une certaine facilité, je dirai qu'être "bon" c'est le minimum qu'on peut demander à Johnny Depp, qui s'il s'est effectivement perdu ces derniers temps, a été un acteur de très haut niveau !

Mon propos sur ce film sera qu'il souffre de sa linéarité, il est presque lancinant, la force de l'habitude, le petit combat entre mafias, le mafieux régnant en maitre sur la cité, la chute.
Sans découpage chronologique particulier, sans excès, avec remarquablement peu de clopes à l'écran (ça m'a surpris, surtout venant du réalisateur de Crazy Heart), sans une BO marquante.
Le film se regarde car l'histoire est intéressante et la distribution au niveau, derrière ça reste un film sans grand intérêt, qui peine je trouve, à retranscrire l'ampleur de ce qu'à pu être ce fameux James Bulger !


L'étreinte du Serpent de Ciro Guerra

Il est rare... Très rare de voir un film tourné au coeur de la forêt amazonienne, le tout en noir et blanc pour nourrir chez nous une immense frustration, celle d'être pendant deux heures transportés dans une jungle décolorée, presque mortifère.
Un film intéressant, finalement assez peu contemplatif, retraçant l'aventure de deux expplorateurs blancs, venus à quelque décennies d'intervalles à la rencontre d'un homme, dernier survivant de sa tribu. Il semble avoir eu plusieurs vies, ne se souvient plus de tout, mais aime à nous perdre dans sa trans.
L'esthétique globale du film, les aventures de ces personnages en font un véritable voyage au coeur de l'enfer vert, un truc qui marque, un film qui n'est pas accessoire, d'une certaine façon Apocalypse Now a fait un petit avec Le Nouveau Monde !

The Revenant

Je ne l'ai pas vu... Mais un proche oui, et il m'a dit avoir pris une énorme claque. Hâte Hâte Hâte.
 

darkside07

Grand Maître
#1 599
Mad Love In NY

Je vous le conseil. Grosse claque, film indé à la bande son terrible (de l'électro hypnotique), sur la vie de jeunes clodos junkies, avec de nombreux acteurs réellement sortis de la rue pour les besoins du film.
Un rendu âpre, brut, sonore, glauque, réaliste.

Peur de rien

A éviter même si la jeune franco-libanaise tient le film par une bonne interprétation, très jolie d'ailleurs...

Ave Cesar

Les Coen s'autoparodit dans un film manquait clairement de consistances, histoires abracadabrantes -, humour pauvre, techniquement un bon film, sur le reste, discutable. j'ai même préféré Burn After Reading,c 'est dire...

Ce Sentiment de l'Été

Je croyais aller voir un Rohmer, j'ai vu autre chose, un beau film sur le deuil.

The Revenant

Déçu.
Oui la photo est exceptionnelle, extraordinaire... Difficile de visuellement faire mieux, on est embarqué dans une putain d'évasion au coeur de paysages magnifiques.
Mais le scénario m'a laissé sur sa faim, Inaritu a pris beaucoup de liberté par rapport à l'histoire originale pour en faire une caricature ce que j'execre : le scénario hollywoodien de base.

Avec au programme, un héros surhumain (son côté surhumain dans de nombreux passages est surdéveloppé par rapport à l'historie initiale réelle, déjà épique), un méchant très méchant.
Et une suggestion - on a échappé à la love story réelle - mais une suggestion d'histoire d'amour passée pour amener un petit côté romanesque.

C'est cela qui a gâché mon plaisir, reste un film qui ne prend pas trop de pincettes, c'est tant mieux, les trappeurs du XIXème n'étaient pas des anges, un DiCaprio qui, parfois surjoue, et une baston mémorable avec un ours.

Le film est globalement un peu long car tenir 2h30 avec un scénario aussi simple n'est pas évident, surtout que le film ne fait pas le choix de la contemplation, ou du moins pas vraiment.
 

viciouus

Grand Maître
#1 600
The Revenant

Ben comme toi, ça m'a fait l'effet d'une belle gonzesse qui vient à un dîner et qui finit par sourire avec un bout de salade verte entre les incisives...Le problème fondamental c'est le temps et le fait qu'il meuble le film sur du symbolisme surfait. La part des scènes inutiles noient les scènes impériales qui ont pimenté le film avec par exemple la scène de début. Franchement quel dommage, parce que je crois que je n'ai jamais vu un film aussi beau depuis des années, les moyens étaient là. Mais il y a quelque chose de trop Hoolywoodien, accentué par tout le tintamare sur Léo. Belle prestation certainement, mais je resterai sur Shutter island pour lui accorder l'oscar. Ici c'est de l'école Strasberg, incarnation de l'acteur in concreto, rien de nouveau. Daniel-day lewis le fait tous les jours hein. Bref ce film est sans aucun doute très bon et on ne lâche pas cette histoire de vengeance convenue sur un air national geographic amélioré. Mais il aurait pu être renouvelé spirituellement sans repiocher sur le retour à l'état de nature et les bons sauvages qu'on nous vendait déjà avec "Danse avec les loups". Le Western devrait passer à autre chose...

Mosquito coast

Magnifique film de l'utopie sur la nevrose d'un personnage cartésien qui impose un langage schizophrène passionnant entre la passion du progrès et le conservatisme. Un film familial sur l'amour et la figure du père en milieu vierge. C'est du Peter Weir comme il y a de plus génial : une épopée lyrique profonde qui nous emmène au rêve et à l'existentialisme par le poème et les lettres. On oublie parfois à quel point le réalisateur du "cercle des poètes disparus" et du "truman show" est un génie de la mise en scène. Je n'oublierai jamais cette projection du cercle des poètes dans une colonie de vacances dans les montagnes vosgiennes. J'en suis ressortis le soir en ayant la tête dans les étoiles.
Mention spéciale à Harrison Ford qui n'en finit pas de m'épater au delà de star wars et indiana jones : frantic, witness, mosquito coast...sacré présence !

Deadpool

Je connais mal le comics et je suis certainement passé à côté de l'esprit du film. Mais les dialogues sont lourds, voir épais. J'ai rarement entendu d'insanités vulgaires à la seconde d'autant que la VF n'arrange rien. Il y a des moments épiques parfois, mais c'est noyé dans de l'hydrocarbures comiques bien collantes. Peu de subtilité, du gras, j'ai eu du mal à finir la séance, mais ça suffit sans doute au fanboy geekoïde branché qui se régale de tous les merdes qu'on finit par leur faire bouffer. Cette année en est la preuve. On est bombardé de films comics à en vomir. Moi qui m'attendait naïvement à de la qualité depuis les plutôt fins "Avengers" et "Gardiens de la galaxie", je commence un peu à m'inquiéter sur les avalanches de médiocrité qui peut résulter de ce surinvestissement. Il est bien possible en effet que tout l'argent ne va pas tomber dans les scénar...
 
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